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Sorties à la journée 2018




Visite au Château de Vaux-le-Vicomte le jeudi 17 mai 2018


Nous voici 36 devant les grilles du domaine du Surintendant Nicolas Fouquet à Vaux-le-Vicomte. Sous un ciel voilé, nous nous élançons au travers des 33 ha du parc et des jardins imaginés par André Le Nôtre en collaboration avec Louis Le Vau, l’architecte et Fouquet lui-même. Nous passons les ‘Parterres des Broderies’, massifs de buis, longeons le Bassin des Tritons pour atteindre ‘le Miroir d’Eau’, avant d’arriver devant le Grand Canal, lieu de fêtes au temps de Fouquet. Nous en faisons le tour vers les Grottes et découvrons en passant les ruisseaux du parc, le Ru Bobée cascadant dans le Canal et l’Anqueuil. Au-dessus du Bassin de la Gerbe, nous avons une vue d’ensemble des jardins et du château, avec derrière nous un Hercule en bronze doré. Au retour nous découvrons les Petits Canaux, le Confessionnal, les Grilles d’Eau et d’autres bassins. Après le déjeuner, débute la visite du château. Il a  été construit de 1658 à 1661 à la demande de Fouquet, alors au faîte de son pouvoir, entouré des meilleurs artistes. Le Vau a conçu un bâtiment classique. Charles Le Brun en a assuré la décoration. La disgrâce de Fouquet après la fête du 17 août 1661, donnée en l’honneur du Roi, vit le mobilier dispersé, souvent intégré aux biens de la couronne! A l’ouverture du château à la visite, il fut remeublé. Au fil de la visite, nous voyons dans l’appartement de Fouquet un cabinet d’ébène de J. Macé, des tableaux de Véronèse et David, des copies des tapisseries des Mois Lucas. Dans l’appartement de Madame Fouquet, il y a un cabinet d’écaille rouge, os et ébène de Pierre Gole. Plus loin dans le ‘cabinet de Jean de la Fontaine’, un paravent de la Savonnerie illustre 6 de ses fables. Dans la Chambre Carrée, les 2 tables ovales en chêne et marbre rouge sont des pièces d’origine qui n’ont jamais quitté le château. Après le Cabinet des Jeux, dans la Chambre des Muses, on voit une console à 8 pieds, 5 tapisseries représentant Aminte et Sylvie et au plafond une belle peinture de Le Brun ‘le triomphe de la Fidélité’. Après l’antichambre d’Hercule, nous traversons le Grand Salon Ovale, innovation de l’architecte, destiné à accueillir des fêtes et à accéder aux jardins. Nous arrivons à l’antichambre du Roi, équipée d’un bureau en chêne plaqué d’ébène, d’écaille et de laiton du à A.-C. Boulle. Sur la  tapisserie, la ‘Portière des Renommées’, apparait l’écureuil emblème de Fouquet. La Chambre elle-même est décorée d’une statue et d’un portrait équestre du Roi. Passant par la chambre du Maréchal de Villars, nous arrivons à la salle des Buffets et terminons par les cuisines, où officiait Vatel. Il nous reste à voir le riche musée des Equipages avec de belles selleries et des voitures d’époques. Dans ce château tout est élégance, traduisant le goût de Fouquet pour les belles choses et les talents. Descendant des Sommier, industriels qui acquirent le château en 1875 et en firent un hôpital militaire en octobre 1914, la famille de Voguë a conservé l’ensemble dans l’excellence.

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Château du Champ de Bataille le 21 juin 2018


En ce premier jour de l’été, 35 visiteurs découvrent le Château du Champ de Bataille dans l’Eure. Ce nom remonte à 935, lorsque Guillaume Longue-Epée vainquit en ce lieu Bernard le Danois. Le Château fut bâti pour Alexandre de Créquy au XVIIème siècle, frondeur exilé par Mazarin. Sans charge et sans revenu, il se trouva vite ruiné. En 1992, Jacques Garcia, décorateur et grand collectionneur, le rachète et le rénove durant près de 20 ans avant sa réouverture. Depuis le vestibule d’honneur de style palladien, nous atteignons le 1er étage par le Grand Escalier, où Athéna nous surveille. A droite c’est la Salle à Manger où l’on voit un grand dressoir de Leleu avec des porcelaines de Sèvres, un poêle en faïence blanche avec un tuyau figurant une scène de chasse, un écran de cheminée de Marie-Antoinette et 4 grands vases en porphyre. Suit le grand Salon de Compagnie avec un tapis de la Savonnerie. Dernière pièce de cette aile, voici le Billard ‘Louis XIV’, avec de grandes tentures de Bruxelles représentant les mois. Passant dans l’autre aile nous découvrons le salon d’Apollon au sol de marbre polychrome et des cabinets japonais en laque. C’est ensuite la salle de jeux ou Salon d’Aurore et Céphale avec son plafond peint par Simon Vouët, richement meublée avec un canapé qui aurait appartenu à la Mme. de Pompadour, un ‘cartonnier’ du Duc de Choiseul et une tapisserie d’après des cartons de Le Brun.  Nous passons par l’antichambre avec des consoles de Boulle  portant des porcelaines japonaises Imari des 17ème et 18ème siècles. Jacques Garcia y expose un lustre réalisé par son père. Nous arrivons dans la chambre de Parade ou chambre du Roi avec un décor des années 1700 où Louis XV apparait sous forme de peintures ou de sculpture comme ce buste du jeune Roi à 7 ans, âge de la majorité royale. Il y a encore un cartonnier de Boulle, un tapis de la Savonnerie et autour du lit un décor chinois. Courte mais riche visite où l’esprit du collectionneur prédomine!

Au déjeuner, la tombola récompense Christian Boulez, Jacques Chevreton et Françoise Commecy.

L’après-midi nous partons à la découverte du parc de 44ha imaginé par Patrick Pottier sous l’œil attentif de J. Garcia. Au total 1 million de m3 de terre ont été déplacés pour recréer des volumes avec un résultat à la hauteur de la tâche. Selon l’esprit des créateurs nous passons du ‘degré minéral’ des bâtiments au ‘degré de l’esprit’ au fond du parc. Nous longeons les dentelles de buis que bordent les bosquets de l’Erèbe et de l’Eden pour arriver à la pièce d’eau de la Source. A notre gauche une magnifique allée de vignes et de rosiers autour du bassin des Cygnes nous conduit au temple de Léda à l’intérieur admirable orné de pierres semi-précieuses. Par les bosquets décoratifs nous arrivons au Belvédère, puis au Théâtre de Verdure, havre de tranquillité, qui fait face à l’Ermitage de l’autre côté de la Voie. Arrivés à l’Escalier d’eau appelé les Marches, où les grenouilles et les poissons dorés font office de jets, il nous reste à faire le tour de la grande pièce d’eau baptisé le Reflet pour avoir une vaste perspective sur les jardins et le château. Le retour vers le château nous permet d’admirer son classicisme, sa façade de briques et ses échauguettes d’angles qui lui donnent élégance et légèreté.

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Soisy-sur-Ecole et Milly-la-Forêt du 20.09.2018

Nous sommes 25 à nous présenter à la Verrerie de Soisy-sur-Ecole. Cette verrerie d’art est de création récente (1978) mais animée par une famille de tradition verrière. Le travail manuel du verre par des Maîtres Verriers, à qui il faut 10 années d’apprentissage et de pratique pour exceller, rencontre un grand succès. Le sable qui provient de Fontainebleau, avec 70% de silice, est vitrifié à 1300°C dans un ‘pot’ de 500kg puis maintenu à 1100 pour être travaillé. Le verre est incolore et il faudra lui incorporer des poudres de verre colorées pour lui donner les teintes souhaitées. Le maître verrier saisit une certaine quantité de verre et commencer à façonner sa pièce. Il réalise un vase et après une première incorporation de poudre colorée, il mailloche la masse visqueuse, insuffle un peu d’air, puis il rajoute du verre en fusion et encore des poudres colorées. Il mailloche de nouveau la pâte et la forme finale commence à apparaître ainsi que la couleur rose recherchée. Le verre est coupé, refroidit à la bonne température de travail puis il est repris par le fond pour travailler le col, c’est le ‘pontil’. Puis le pontil est décollé du fond, la pièce est terminée.  Elle restera cependant un certain à 500°C pour ne pas casser en se refroidissant trop vite. Dans la boutique sont en vente une grande variété de ces œuvres colorées.

Au cours du déjeuner que nous prenons à Milly-la-Forêt, la tombola récompense Jackie Platon et Jean Lejard, avant que nous distribuions des pots à crayon aux participants.

L’après-midi débute par la visite de la Chapelle St Blaise des Simples. Dorothée, notre guide, nous rappelle que St Blaise, évêque et médecin, soignait les personnes et les animaux par les plantes. La chapelle érigée vers 1136 par Guillaume de Milly fut abandonnée lorsque la maladrerie fut détruite. En 1959, Jean Cocteau, qui possédait une propriété à Milly, fut sollicité pour décorer l’édifice. Il le fit en retenant 2 thèmes, la résurrection représentée au-dessus de l’autel ainsi que les plantes médicinales qui décorent l’ensemble des autres murs. Dans la nef se trouve la tombe de Jean Cocteau et d’E.Dermit.

L’humidité attaque les murs, la signature du poète disparaissant progressivement au bas de l’un d’eux.

Puis nous partons pour une promenade en ville où nous apercevons un colombier de 1200 boulins, la porte du Moustier disparu puis nous arrivons à la vaste Halle aux 48 piliers de chêne et sa charpente en châtaigner, construite à la fin du XVème siècle par l’Amiral de Graville, cousin du roi. Depuis sa construction cette Halle abrite un marché tous les jeudis de la semaine. Nous atteignons l’espace Bedu, nom d’un mécène qui fit don de ses collections à la ville pour qu’un musée soit créé. Sont exposées des œuvres de Cocteau, Niki de St Phalle, de peintres locaux et la fameuse toile de J.-R. Boronali, canular artistique peint en 1910. Au fond de la rue du Lau nous voyons la façade de la Maison de Cocteau puis nous terminons notre visite par la vue du château de l’Amiral de Graville, défenseur de la ville lors de la guerre de Cent Ans. Devant le château se situe l’abreuvoir pavé et dans le prolongement le Lavoir de la Bonde alimenté par la rivière Ecole.

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